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Soins & santé

Ulcères gastriques du cheval : protège ton compagnon

18 Aug 2026

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L’essentiel

Les ulcères gastriques du cheval touchent une très large part des chevaux de sport, parfois jusqu’à 90 % selon les contextes d’entraînement. La fragilité vient notamment de la séparation entre zone squameuse et zone glandulaire, du manque de fourrage, du stress et d’une acidité mal tamponnée. Perte d’état, irritabilité, baisse de performance ou inconfort au sanglage imposent alors un vrai plan mêlant diagnostic, traitement et prévention alimentaire.

Saviez-vous que près de 90% des chevaux de sport et de loisir souffrent d’ulcères gastriques ? Ce chiffre sidérant révèle une fragilité souvent méconnue de nos compagnons équins.

Leur système digestif, si particulier, les rend particulièrement vulnérables aux agressions du quotidien, qu’elles soient liées à l’alimentation ou au stress. Cet article va vous aider à comprendre ce qui se passe dans l’estomac de votre cheval et comment y remédier.

Ton cheval, cet estomac délicat : anatomie et zones à risque

L’estomac équin se divise en deux zones distinctes : la zone squameuse, plus exposée, et la zone glandulaire, mieux protégée. La salive, produite en mastiquant, joue un rôle tampon essentiel pour réguler l’acidité. Ces bases physiologiques expliquent la vulnérabilité de certaines parties de l’estomac.

La double personnalité de l’estomac équin : zone squameuse et glandulaire

La zone squameuse, située dans la partie supérieure de l’estomac, est plus fine et moins protégée. Elle est directement exposée aux sucs gastriques acides. Sa fonction principale est de servir de réservoir temporaire. Elle est donc particulièrement fragile face aux agressions acides.

En dessous, la zone glandulaire produit du mucus et du bicarbonate. Ce mucus forme une barrière protectrice contre l’acidité. Cette partie de l’estomac est donc bien plus résistante aux sucs gastriques.

Cette différence de sensibilité est fondamentale. La zone squameuse, dépourvue de cette protection naturelle, est plus sujette aux lésions. Comprendre cela est la première étape.

C’est en saisissant ces différences anatomiques que tu pourras mieux prévenir les problèmes gastriques.

Le rôle méconnu de la salive et de la mastication

Plus ton cheval mâche, plus il produit de salive. C’est un lien de cause à effet direct et simple. La quantité de salive produite est donc étroitement liée à la durée de la mastication.

Cette salive a un pouvoir tampon incroyable. Elle neutralise une partie de l’acidité qui s’accumule dans l’estomac. C’est une protection naturelle essentielle pour la muqueuse digestive.

Il est donc crucial de privilégier une alimentation qui encourage une mastication longue. Le foin ou l’herbe sont parfaits pour cela. Ils demandent du temps et de l’effort pour être consommés.

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Ces facteurs qui déclenchent les ulcères chez ton cheval

Mais alors, qu’est-ce qui vient perturber cet équilibre fragile ?

L’assiette, premier suspect : alimentation et pH gastrique

Une alimentation trop riche en concentrés, comme les grains, peut vraiment dérégler ton cheval. L’amidon qu’ils contiennent favorise l’acidité dans son estomac. Ça fermente et ça déséquilibre tout. C’est un peu comme si tu lui donnais trop de sucre d’un coup.

Le manque de fourrage, c’est aussi un souci majeur. Le foin ou l’herbe sont vitaux. Ils stimulent la production de salive, qui est un tampon naturel contre l’acidité. Sans ça, le problème s’aggrave.

Pense aussi à la fréquence des repas. Des repas trop espacés laissent son estomac vide. La muqueuse se retrouve alors exposée à l’acide pendant de longues heures, ce qui n’est pas idéal.

Attention aussi aux repas trop copieux. Ils peuvent entraîner une surcharge gastrique. Le contenu acide de l’estomac peut alors remonter, causant des douleurs.

Le stress, ce perturbateur silencieux

Le stress, ça peut venir de partout chez un cheval. Le transport, les compétitions, ou même juste l’isolement peuvent le rendre nerveux.

Quand il est stressé, son corps réagit. Il produit plus d’acide gastrique. En plus, le flux sanguin vers la paroi de son estomac diminue. Ça le rend plus fragile face aux agressions.

Même sans effort physique intense, le stress psychologique a un impact. Il vient perturber les fonctions digestives normales.

Lors d’efforts intenses, la pression abdominale augmente. Cette pression peut pousser le contenu acide de l’estomac vers des zones sensibles.

Les médicaments et autres agresseurs

Certains médicaments, comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), peuvent léser la muqueuse de l’estomac. Il faut donc les utiliser avec prudence.

D’autres facteurs moins fréquents peuvent aussi contribuer au problème.

Dans tous les cas, demande toujours conseil à ton vétérinaire. Il saura évaluer les risques liés aux traitements.

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Comment savoir si ton cheval souffre d’ulcères gastriques ?

Mais comment déceler ces maux discrets chez ton compagnon ?

Les symptômes qui ne trompent pas : comportement et physique

On observe souvent une perte de poids progressive chez les chevaux atteints. Le poil peut aussi devenir terne et de mauvaise qualité, signe d’un mal-être général.

Le cheval peut se montrer plus irritable, voire agressif. Un manque d’appétit ou un léchage compulsif sont aussi des indicateurs à ne pas négliger.

Un cheval souffrant d’ulcères perdra sa motivation et sera moins réactif à l’entraînement. Ses performances s’en ressentent inévitablement.

Les coliques récurrentes sont un signe d’alerte majeur. Elles peuvent témoigner d’une irritation sévère de la muqueuse digestive.

La gastroscopie : l’examen de référence

C’est un examen visuel direct de l’estomac, réalisé à l’aide d’une caméra introduite par les naseaux.

Seule la gastroscopie permet de visualiser et de quantifier précisément les ulcères. C’est donc le moyen le plus fiable pour poser un diagnostic.

Les symptômes seuls ne suffisent pas toujours pour un diagnostic certain. Ils peuvent ressembler à d’autres troubles digestifs.

Mettre en place un plan d’action concret : traitement et prévention

Heureusement, il existe des solutions pour soulager ton cheval et prévenir les récidives.

Le traitement médical : calmer le feu gastrique

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont le traitement de référence. Ils sont très efficaces pour réduire l’acidité.

Ils bloquent la production d’acide par les cellules de l’estomac. Cela permet à la muqueuse de cicatriser.

La durée du traitement varie selon la gravité. Le suivi vétérinaire est crucial pour ajuster la posologie. Il s’assure aussi de la guérison complète.

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La gestion au quotidien : ton rôle clé en prévention

Un accès constant au fourrage est primordial. Le foin ou l’herbe doivent être disponibles en permanence.

Fractionne les repas de concentrés en plusieurs petites portions. Privilégie des aliments faibles en amidon. Les quantités doivent être adaptées à l’effort.

Limiter les sources de stress au maximum est aussi une priorité. Gère attentivement les transports et les compétitions.

Une alimentation adaptée est la pierre angulaire de la prévention. Elle doit toujours être privilégiée.

Les compléments et pansements : soutien ou substitut ?

Les pansements gastriques forment une barrière protectrice temporaire. Les compléments comme la luzerne peuvent aider.

Ils apportent un soutien précieux pendant le traitement. Mais ils ne remplacent pas les médicaments.

Une bonne gestion alimentaire reste primordiale. Ces produits sont des aides, pas des solutions miracles. Ils complètent une approche globale.

Adapter l’entraînement et le suivi

Pendant la guérison, l’entraînement doit être moins intense. Il faut éviter les pics d’effort.

Un journal de bord est important. Il permet de noter les signes avant-coureurs et les rechutes. Cela aide à ajuster la gestion.

Le suivi vétérinaire régulier est essentiel. Il permet de s’assurer que tout va bien sur le long terme. Il permet de prévenir les récidives.

Comprendre l’anatomie délicate de l’estomac équin, reconnaître les signaux d’alerte et agir rapidement sur l’alimentation et le stress sont essentiels pour préserver le bien-être de ton cheval. Une gestion proactive des facteurs de risque permet d’éviter les désagréments liés aux maux d’estomac de ton compagnon. Agis maintenant pour un futur plus serein.

Margot Lavigne Monitrice d’équitation diplômée BPJEPS

Monitrice d’équitation diplômée BPJEPS, je partage 8 ans d’expérience en centre équestre et ferme pédagogique en Charente pour aider cavaliers et propriétaires à faire les bons choix, sur le terrain comme à l’écurie.

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